{ PROGRAMME 2017 / 2018 }

CONCERT DE NOEL AUX CHANDELLES
CHAPELLE DU CHATEAU DE BEAUGENCY
JEUDI 21 DECEMBRE 2017 – 19h30
PIANO A QUATRE MAINS
William Bensimhon  & Jerome Bloch


William Bensimhon commence ses études de piano au C.N.R. de Limoges où il obtient une médaille d’or puis devient l’élève de Catherine Collard. Il est titulaire de nombreux prix dont la Licence de concert de l’Ecole Normale de Musique de Paris, le Prix de Perfectionnement au C.N.R. de Saint-Maur-des-Fossés, et deux Premiers Prix de la Ville de Paris à l’unanimité et avec les félicitations du jury. Il étudie avec Anne Queffélec, Jean-Claude Pennetier, Viktoria Melki et obtient une bourse d’études qui lui permet, pendant trois ans, de participer aux Master-Classes « Temps-Forts-Musique » où il suit l’enseignement de pianistes français (Dominique Merlet, François-René Duchâble, Michel Beroff) ou étrangers (J. Demus, W. Ardakov). Il obtient en 1992 le Certificat d’Aptitude aux fonctions de Professeur de Piano. Son parcours de musicien l’amène aussi bien à jouer en tant que soliste (en récital ou avec orchestre), que chambriste (concerts en France et à l’étranger, festivals, enregistrements sur France Musique…). Il crée avec Jacqueline Baumier-Bensimhon un duo de piano à quatre mains et deux pianos, lauréat de nombreux concours internationaux (Troisième prix du concours Carlo Soliva en Italie, Tournoi International de Musique…). Il est nommé par le Centre d’études supérieures musique et danse de Poitou-Charentes (CESMD) professeur référent (piano et musique de chambre) pour la préparation au diplôme national supérieur professionnel de musicien et au diplôme d’État de professeur de musique. Il a animé également des chroniques musicales (classique et jazz) sur les ondes de France Bleu (chronique «les Spécialistes») et RCF (émission «Pas si Classique») et il est depuis cette année directeur du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Châteauroux.

Jerome Bloch commence le piano à l’âge de sept ans à Paris avec le pianiste argentin Wilfredo Voguet. Il reçoit aussi les conseils de Vincent Vial en composition et en harmonie. Il étudie le contrepoint avec Adolfo Mindlin. Il obtient ses premiers prix en piano et musique de chambre à Paris. Il a joué en soliste avec orchestre (bicentenaire Mozart), en musique de chambre et notamment pour la formation de piano à quatre mains (avec Stéphane Bortoli et Martin Münch – il a gravé avec lui un disque consacré à Bizet, Debussy et Schmitt, aux éditions « Prometeus« , 2001, rééd. 2011 -, avec William Bensimhon depuis 2017). Il a suivi des cours avec Paul Badura-Skoda, Lazar et Valentina Berman, François Chaplin, Michel Dalberto et Tamas Vasari. Parallèlement il poursuit des études d’Histoire au lycée Henri et à la Sorbonne (Paris I) et, titulaire d’un DEA, devient aussi Agrégé d’Histoire. Il enseigne plusieurs années avant d’être appelé à diriger des missions culturelles et diplomatiques à l’étranger (Allemagne, Italie, Hongrie et Maroc) et en France (Ministère de la Culture). Il a joué dans divers festivals (musique en Mer Baltique, festival de Montecatini Terme, festival de piano de San Remo, festival de piano du Neckar…). Il est auteur de deux ouvrages sur la musique (La Cause des musiciens ; Quel mélomane êtes-vous ? Res Publica 2009 et 2010) et correspondant de L’Education musicale ou de L’Ecole des Lettres. Il a fondé, dirigé ou présidé des festivals (« Forêts Musiciennes » à Paris, Pianorama à Florence, festival « Gegenwelten » de Heidelberg, festival de Salon-de-Provence). Le Ministère de la Culture lui a décerné le titre de « Chevalier des Arts et Lettres ».


PROGRAMME

Franz Schubert
Divertissement à la Hongroise, op. 54, D 818 (1824)

Gabriel Fauré / André Messager
Souvenirs de Bayreuth, Fantaisie en forme de quadrille sur les thèmes favoris de l’Anneau du Nibelung de Richard Wagner (1880)

Darius Milhaud
Le Boeuf sur le Toit, ou The Nothing Doing Bar, Cinéma-Symphonie sur des airs Sud-Américains (21 décembre 1919)


Franz Schubert, DIVERTISSEMENT A LA HONGROISE

En septembre 1824, Schubert note un thème… « Un Lied hongrois que Schubert entendit à Zseliz dans la cuisine du Comte Esterhazy, où une jeune servante chantait ; Schubert qui rentrait avec moi à la maison après une promenade, l’entendit en passant. Nous prêtâmes longuement attention au chant ; Schubert y prit un plaisir manifeste, il résonna encore longtemps par-devers lui, et réapparut l’hiver suivant comme un thème de l’opus 54 » (souvenirs du Baron Schönstein qui était hébergé comme le compositeur par le Comte). C’est le thème du finale du Divertissement à la hongroise, écrit à Vienne, sur le chemin du retour. L’oeuvre commence par un Andante en sol mineur, tout comme le finale qui la clôt, tout en variations sur le thème hongrois, début et fin qui encadrent une  marche (Andante) en ut mineur. L’influence est non seulement hongroise, mais aussi tzigane, avec dans la partie primo (le registre le plus élevé du piano), des imitations du cymbalum, instrument prisé des Bohémiens de Hongrie entre autres. « Schubert me racontait qu’il avait été très intéressé par la musique tzigane » (témoignage de Anselm Hüttenbrenner). Le Divertissement fut édité en avril 1826 chez Artaria à Vienne. Franz Liszt qui admirait beaucoup cette œuvre l’orchestra par la suite.


Fauré / Messager, SOUVENIRS DE BAYREUTH
L’œuvre est composée de cinq pièces, sans indications de titres ou de mouvements :

  1. reprend l’appel de Brunnhilde « Hoiotoho» et la célèbre chevauchée du début de l’acte III de La Walkyrie,
  2. reprend le leitmotiv du « Tarnhelm» (le masque d’invisibilité) de L’Or du Rhin,
  3. reprend le chant d’amour de Siegmund (La Walkyrie),
  4. reprend les leitmotives du « feu magique » et l’appel de Wotan à la fin de La Walkyrie,
  5. reprend reprenant l’appel de Siegfried à l’acte III du Crépuscule des Dieux et le chant des filles du Rhin qui ouvre et ferme la Tétralogie.

Dans ces Souvenirs de Bayreuth, «la paraphrase prend les allures d’une parodie facétieuse et pleine de truculence». Selon François-René Tranchefort, les cinq pièces brèves, proches des Souvenirs de Munich d’Emmanuel Chabrier qui brocardaient les « thèmes favoris » de Tristan et Isolde «introduisent une note d’humour dans cet univers intime imprégné de la plus délicate sensibilité» qu’est l’œuvre pour piano de Fauré. Gustave Samazeuilh rappelle à ceux qui en douteraient que les deux quadrilles satiriques de Chabrier et de Fauré-Messager, « de la plus amusante fantaisie », faisaient le « régal » des wagnériens eux-mêmes « aux temps héroïques du wagnérisme» au point d’en faire réaliser des transcriptions pour piano seul. Cette suite fut publiée en 1930 chez Costallat.


Darius Milhaud, LE BOEUF SUR LE TOIT
Le jeune Darius Milhaud (1892-1974) découvrit l’Amérique Latine lors de la première guerre mondiale. Il fut attaché à la Légation française pendant plus d’un an et fut marqué par le carnaval de Rio. Il accompagna ensuite l’Ambassadeur Paul Claudel, ambassadeur au Brésil, après la guerre. Le Boeuf sur le Toit (dont la partition originale pour piano à quatre mains est datée du… 21 décembre 1919 !) était prévue à l’origine pour accompagner un film de Chaplin qui ne se fit pas. Jean Cocteau proposa à Milhaud une autre idée : une pantomime adaptée à la musique, avec un scénario conçu par le poète. La scène représente un bar pendant la prohibition en Amérique avec un boxeur, un bookmaker, une femme du monde, une rousse vêtue en homme, un escroc, un homme en smoking, un barman, un joueur de billard, des policiers… C’est un véritable festival polytonal des musiques sud-américaines (maxixes, sambas, tangos, milongas, et même un fado portugais!). Fauconnet signa les masques et les costumes, Dufy peignit le décor et Cocteau demanda aux clowns du cirque Medrano, et les acrobates Fratellini, d’incarner les différents rôles de la pièce. Vladimir Golschmann créa l’oeuvre, avec un orchestre de 25 musiciens, le 21 février 1920 à la Comédie des Champs-Elysées. La soirée fit scandale mais remporta un vif succès de public (les trois soirées firent salle comble), jamais démenti depuis près d’un siècle. La pièce fut très rapidement donnée à Londres, Bruxelles et New York. Elle fut transcrite pour plusieurs formations (grand orchestre), et divers instruments solistes comme le violon.


Vendredi 15 Septembre 2017 – 19 h30
Concert au Château de Meung-sur-Loire

« Sonates à 4 de Purcell »
Ensemble Les Monts du Reuil

LE PROGRAMME
Deux ans après la mort du compositeur en 1697, sa veuve publie un nouveau volume de Ten sonnatas in Four Parts, parmi lesquelles la célèbre Golden Sonnata, qui est une chaconne plutôt qu’une véritable sonate, puisque édifiée sur une basse immuable. L’influence italienne, revendiquée dans la préface au premier volume par Purcell lui-même, s’allie au style de tradition anglaise des fantaisies pour faire de ces sonates des créations typiquement « purcelliennes », car si elles adoptent la forme de la sonate d’Eglise telle que la pratiquait Corelli, Purcell ajoute au climat noble et serein du musicien italien ce que son contemporain Roger North qualifiait de « l’air anglais des sonates de Purcell », caractérisé surtout par l’emploi expressif du chromatisme et une harmonie aux inflexions inattendues qui touchent directement le coeur.
Nanie Bridgman


LES ARTISTES
Violon – Valérie Robert
Violon – Patricia Bonnefoy
Violoncelle – Pauline Warnier
Clavecin – Hélène Clerc-Murgier


LA PRODUCTION
Ensemble Les Monts du Reuil


LES SONATES À QUATRE
Malgré une durée de vie courte, Purcell laisse une oeuvre impressionnante qui comporte 1 opéra, 5 « pseudo-opéra », 53 musiques en scène, 25 odes, 10 cantates, 68 anthems…

C’est pour la viole qu’il écrit ses premiers chefs d’œuvre. Les Twelve Sonnatas of three parts marquent un nouveau point de départ dans sa création. En 1697, soit deux ans après la mort du compositeur, sa veuve, devant le succès remporté par ces sonates, publiera Ten Sonnatas in four parts. Ces pièces se caractérisent par l’emploi excessif du chromatisme et une harmonie inattendue et touchante.


PROGRAMME DETAILLE

Trois compositeurs, trois époques, trois explorations… pour un seul embarquement : levons l’ancre et partons pour un voyage au cœur de l’écriture chambriste des compositeurs anglais les plus emblématiques de leur temps. Une traversée auditive dans le Londres de jadis, entre Renaissance et Baroque, qui nous plonge dans la richesse musicale anglaise : tantôt bercés par les sonorités de l’âge d’or de l’ère élisabéthaine, tantôt happés par le génie d’un homme qui a su assimiler le patrimoine national et transcender les influences françaises et italiennes, nous naviguons sur les bords de la Tamise, dans une promenade qui met à l’honneur cordes frottées et cordes pincées. Au programme, un magnifique et entêtant ground d’Henry Purcell se mêle à une pavane de William Byrd, dont l’apparente stabilité et tranquillité débouche sur un foisonnement rythmique et une virtuosité qui résonne avec la sonate pour violoncelle de Stephen Paxton. La complexité et diversité des sonates à quatre de Purcell émaillent çà et là cette croisière qui nous dévoile plus de deux cent cinquante ans d’histoire.

Sonate à quatre n°3 en la mineur : grave – largo – adagio – canzone – « gigue » – Grave – Henry Purcell (1659-1695)

Pavane Lacrymae de Dowland pour clavecin William Bird (1543-1623)

Sonate à quatre n°5 en sol mineur  – canzone- largo- adagio-presto-allegro-adagio – Henry Purcell

Ground en mi min pour clavecin et extrait de l’ode à la Sainte-Cécile – Henry Purcell

Sonate à quatre n°1 en si mineur : Adagio-Canzona (allegro) Largo – Vivace – Henry Purcell

Greensleeves – Divisions sur le thème (XVIe siècle)

Sonate à quatre n°6 en sol mineurHenry Purcell

 


LES MONTS DU REUIL
Direction artistique Hélène Clerc-Murgier et Pauline Warnier

Il existe dans l’histoire de la musique et de la littérature française des œuvres enthousiasmantes et encore inédites : Hélène Clerc-Murgier et Pauline Warnier les dénichent en arpentant le vaste grenier de l’art lyrique.

En 2007, alors qu’elles jouent dans les plus grands orchestres baroques européens, elles créent les Monts du Reuil, un projet artistique unique : découvrir ces partitions et livrets, les éditer, les mettre en scène, les enregistrer, les offrir aux spectateurs, les amener partout…

Elles sont vite rejointes par des artistes et des chercheurs passionnés. L’ensemble les Monts du Reuil est aujourd’hui soutenu par de grandes maisons d’Opéra comme Reims et Metz, par la Bibliothèque nationale de France, les éditions Buissonnières, le label Les Belles Ecouteuses

Tous les spectacles des Monts du Reuil sont en français : le texte, qu’il soit chanté ou parlé, alterne avec des musiques légères et délicates, dans des mises en scène qui font la part belle au burlesque et à la poésie.

L’ensemble Les Monts du Reuil est en résidence à l’Opéra de Reims. Il est soutenu par la DRAC, la région Grand-Est et le conseil départemental de la Marne. Il bénéficie du mécénat de la Fondation Orange.

L’ensemble Les Monts du Reuil est invité à la Bibliothèque nationale de France, l’Opéra Comique, l’Opéra de Tours, la salle Pleyel et l’Opéra de Metz. Il se produit au Festival Jean de La Fontaine, Festival baroque de Pontoise, Musique en Bessin, Embaroquement immédiat, La Chabotterie, Sinfonia en Périgord, Les Flâneries musicales de Reims…

L’ensemble Les Monts du Reuil collabore avec le dramaturge Pierre Daubigny, le chorégraphe Juan Kruz Dias de Garaio Esnaola, les compositeurs Emmanuel Clerc, Carol Robinson.

L’ensemble les Monts du Reuil a accompagné le chœur Accentus (direction Laurence Equilbey) pour l’enregistrement de Transcriptions 2 (label Naïve). Il s’est associé au Jeune Chœur de Paris pour une création de José Montalvo, aux Maîtrises de Notre-Dame de Paris et de Notre-Dame de Reims.


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Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés