{ AUX PORTES DE CHAMBORD… LE CHATEAU DE MEUNG-SUR-LOIRE… }
LECTURE PAR SAMUEL LABARTHE – 16 août 2019
Lecture par Samuel Labarthe
ancien pensionnaire de la Comédie française et parrain officiel de la Grande Soirée Blanche 2019
”L’usage du monde” de Nicolas Bouvier
« Finalement, ce qui constitue l’ossature de l’existence, ce n’est ni
la famille, ni la carrière, ni ce que d’autres diront ou penseront de
vous, mais de quelques instants de cette nature, soulevés par une
lévitation plus sereine encore que celle de l’amour, et que la vie nous
distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible cœur. »
Adaptation d’anne rotenberg et gérald stehr
Plein tarif : 20,00 € – Tarif réduit* : 15,00 € – Gratuit** – de 12 ans Réservations : En ligne : Château de Meung-surLoire Offices de Tourisme : Meung/Loire – Beaugency – Orléans Service de bar à l’issue de la représentation
*étudiants jusqu’à 25 ans, demandeurs d’emploi. ** Accompagné(s) de leurs parents.
Ensemble Joseph Hel, pour un concert d’exception !
W. A. Mozart, Divertimento en mi bémol majeur, K 563
Le jeudi 26 SEPTEMBRE 2019, 19h30
I Allegro, II Adagio, III Menuetto :
Allegro ; Trio, IV Andante, V Menuetto : Allegretto ; Trio
1 ; Trio 2, VI Allegro.
L’Ensemble
Joseph Hel invite à découvrir ou à redécouvrir ce monument du répertoire
musical de la fin du XVIIIème siècle. Le trio à cordes K563 de Mozart est une œuvre
à vivre : une véritable expérience esthétique et un voyage initiatique, tant
pour l’auditeur que pour l’interprète.
Le trio à cordes est
une formation pour laquelle le répertoire est assez restreint, comparativement
à celui du quatuor à cordes ou du trio à clavier dont l’équilibre dans la
structure harmonique de la superposition des différents instruments est plus
confortable, tant pour le compositeur que pour les interprètes. Néanmoins, le
Divertimento de Mozart occupe une place particulière dans le répertoire de la
musique de chambre par sa splendeur, sa forme originale et sa longueur
inégalée.
On peut imaginer un
lien entre le chemin emprunté par le compositeur au travers de la réalisation
de la partition et le voyage que parcourent les interprètes et les auditeurs
lors du concert. Il est bien question d’un voyage de l’âme. En effet, le
Divertimento de Mozart est l’œuvre de musique de chambre la plus longue qui ait
été écrite. Elle est une expérience particulière tant pour les auditeurs que
pour ses interprètes car elle nous promène d’atmosphères tantôt joyeuses,
tantôt légères, notamment dans les mouvements de danse, à des caractères tantôt
simples et tantôt d’une profondeur infinie. C’est par une forme légère que
Mozart aborde un sujet des plus sérieux puisqu’il s’agit d’une commande de son
ami et frère de loge, Johan Michael Puchberg. Il serait donc peut-être question
d’une représentation de la découverte de la Franc-maçonnerie ? Dans ce cas
le voyage de l’âme est réellement un enjeu principal de la pièce. Les quatre
premières notes, un accord descendant de mi bémol majeur, joué à l’unisson par
les trois instruments nous plongerait alors dans le temple où se dévoile par
les mesures qui suivent un monde de connaissances et de philosophie, de
découverte. Le voyage commence…
Dans la positivité et
la joie des mouvements lents on peut lire l’amour fraternel et la paix de l’âme
qui s’obscurcit et se complexifie par les artifices de l’écriture – tensions
harmoniques, méandres chromatiques, complexification du discours contrapuntique
et mode mineur – dans le développement, au moment de la confutatio. Mais nous retrouvons la sérénité dès le retour du thème
à chaque réexposition. C’est entre autre avec l’Andante sous la forme de thème
et variation que l’on peut observer l’inventivité sans limites et le génie de
Mozart. Le thème, d’une simplicité déconcertante se transforme au fil des
variations nous entrainant toujours plus loin dans le périple de cette œuvre.
Chacun peut y voir son voyage, ses souvenirs, ses instants de bonheur, ses peines,
ses doutes, sa sérénité et éprouver par la longueur de l’œuvre une réelle
sensation d’avoir traversé quelque chose, peut-être le temps.
Geneviève Koerver ENSEMBLE JOSEPH HEL Juillet 2019
ENSEMBLE JOSEPH HEL
Julien
Chruin, Cédric Lebonnois et Geneviève Koerver fondent en 2011 le Trio à cordes
Joseph Hel avec lequel ils parcourent le répertoire écrit pour cette formation
en donnant des concerts et en menant des actions de médiation culturelle,
principalement en région parisienne et en Normandie.
En juillet 2017, la formation évolue. Les
musiciens fondent l’Ensemble Joseph Hel dont l’objet est de promouvoir la
musique et les arts en général en proposant, par la transversalité entre les
disciplines, des projets qui favorisent l’émergence d’une esthétique
nouvelle du concert.
Les musiciens de l’ensemble sont issus des plus
prestigieuses institutions européennes (CNSM de Paris, Royal College de
Londres, Guildhall School of Music and Drama de Londres), et participent aux
concerts d’orchestres et ensembles de renoms à rayonnement international
tels que l’Opéra de Paris, l’Orchestre de Paris, l’Ensemble Matheus, Le Concert
de la Loge, Le cercle de l’harmonie.
L’ambition de l’Ensemble Joseph Hel est de proposer des
projets artistiques innovants. Ils sont portés par le désir de chacun d’offrir
des concerts au plus haut niveau en mutualisant les idées et les talents : les
musiciens de l’ensemble mettent au profit d’un projet collectif l’excellence
des parcours individuels de chacun.
L’ensemble est implanté en région Centre-Val de Loire depuis 2015. Il est soutenu par la DRAC Centre-Val de Loire au titre de l’aide au projet pour sa création « LACRIMAE ».
Un parrain exceptionnel pour la soirée blanche 2019
Le parrain officiel de cette soirée, Samuel Labarthe, acteur de théâtre
et de cinéma, ancien pensionnaire de la Comédie française, lancera officiellement
cette grande soirée.
Il donnera par ailleurs le vendredi 16, à 20h00, une représentation exceptionnelle de « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier à l’Orangerie du château.
Photo by Denis Guignebourg/ABACAPRESS.COM
Un concert pour Yanis
L’association Des rêves pour Yanis, de Saint-Jean-le-Blanc,
s’investit pour un petit garçon atteint d’une pathologie rare. Une
soirée est prévue au château.
Des artistes talentueux, et généreux, seront à l’affiche d’une soirée festive, samedi 23 mars, dans l’orangerie du château, au profit de notre association « Des rêves pour Yanis ». Sur scène, Ivaanyh, le duo Ternaïd et le groupe de jazz manouche Karpatt’Show.
Ivaanyh est une jeune artiste orléanaise, interprète et
auteur-compositeur aux influences soul et pop. Accompagnée d’un
guitariste, elle cherche à créer une affinité avec le public. Ternaïd,
duo musical guitare et voix d’Orléans, réunit deux artistes
autodidactes. Auteurs, compositeurs et interprètes, ils mélangent leurs
origines dans une musique métissée : la pop et le folk, agrémentés de
touches antillaise et française, en électroacoustique. Chanson
française, jazz manouche, rock, Karpatt’Show explore les rythmiques
sud-américaines et y ajoute des petites touches électro. Le groupe
compose au gré des envies, mais aussi au gré des voyages et des
rencontres, guidés par le désir de partager des émotions, d’emmener le
public ailleurs.
Enfin, pour le plaisir des papilles, un buffet
cocktail sera concocté par Alain Chichery, chef à domicile, tandis
qu’une animation florale sera proposée à l’intention des enfants.
J’y vais. Samedi 23 mars à 19 h 30, au château de Meung-sur-Loire (16, place du Martroi). Au profit de l’association « Des rêves pour Yanis ». Tarifs : 21 € ; 19 € (adhérents) ; 10 € (moins de 12 ans). Réservation se fait en ligne sur www.helloasso.com\associations\des-reves-pour-yanis\evenements\soiree-musicale-au-chateau, ou par chèque avec réservation téléphonique, au 06.63.79.56.06.
Dans son ouvrage bilan Quittez le Théâtre affamés de changements , Alain Françon eut la belle élégance de rappeler que le Théâtre National de la Colline qu’il avait dirigé de 1999 à 2009, avait pour fondement « l’une des plus grandes aventures de la décentralisation théâtrale », celle initiée des décennies plus tôt, avec le TEP (Théâtre de l’Est Parisien) de Guy Rétoré.
Enfant de Ménilmontant, pendant l’occupation Guy Rétoré, qui veut échapper au STO (Service du Travail Obligatoire) instauré par Vichy, se fait engager à la SNCF où existe une forte tradition de théâtre amateur. Tombé dans la marmite théâtre, le jeune cheminot suit des cours d’art dramatique, fait quelques expériences de comédien, notamment sur le Boulevard, avant de réunir en 1950 une vingtaine de jeunes comédiens avec qui il fonde la Guilde. La troupe au statut d’amateur propose ses spectacles dans les salles de patronage du vingtième arrondissement. En 1956 avec La Vie et la mort du Roi Jean de Shakespeare, sa renommée dépasse les frontières de Ménilmontant, outre le public, quelques édiles éditoriaux et ministériels dressent l’oreille. L’année suivante, Guy Rétoré décroche le Grand prix du concours des jeunes compagnies et, grâce à la dotation financière du prix, fonde dans une ancienne salle paroissiale de la rue du Retrait, le Théâtre de Ménilmontant. Pour le jeune chef de troupe dont le modèle esthétique et politique était le TNP de Jean Vilar, il s’agissait d’installer un théâtre populaire à Ménilmontant et d’appliquer les principes de la décentralisation qui se mettait en place en province. De 1957 à 1960, outre les spectacles, lui et sa troupe multiplient les rencontres dans les entreprises, les écoles, les débats avec le public et ne cessent « d’élargir le cercle des connaisseurs », ce qui lui donnera quelques munitions pour défendre auprès des pouvoirs publics l’idée d’un théâtre dans l’Est parisien. Ce sera en 1963, dans un ancien cinéma rue Malte Brun qu’André Malraux inaugure comme maison de la culture et que Guy Rétoré, qui y a déjà installé sa troupe, baptise le TEP (Théâtre de l’Est Parisien) qui deviendra Centre dramatique national en 1966 et Théâtre national en 1972.
Si le répertoire s’inscrit dans le courant brechtien du temps, c’est sans dogmatisme, de manière plus charnelle que cérébrale. L’Opéra de quat ’sousavec Arlette Téphany dans le rôle de Jenny des lupanars fera un véritable tabac et sera repris trois saisons de suite. C’est avec elle aussi qu’il signera un mémorable Macbeth . Outre Arlette Téphany, Jacques Alric, Victor Garrivier, Pierre Santini, Anne Doat, Gérard Desarthe qui fut notamment un étrange et inquiétant Lorenzaccio, participeront aux belles heures du TEP. A l’affiche, bien sûr, Brecht Sainte Jeanne des abattoirs qui lui valut le prix de la critique, Maître Puntila et son valet Matti, La Résistible ascension d’Arturo Ui , mais aussi Shakespeare, Musset, Goldoni, Gogol, O’casey, Gorki, Claudel.
Soucieux d’élargir son public à partir d’un nouveau répertoire, il sera le premier à se soucier de ce qu’on appelle aujourd’hui le théâtre documentaire. Ce sera en 1968 Les 13 soleils de la rue Saint Blaise d’Armand Gatti élaboré avec les habitants du quartier. Plus tard ce sera Le Chantier de Charles Tordjman, Clair d’usine de Daniel Besnehard, Entre Passion et Prairie de Denise Bonal. C’est aussi pour élargir le répertoire à des productions plus intimes et expérimentales qu’il transformera une laverie automatique en Petit TEP. Là on y verra entre autres, dans les mises en scène de Jacques Lassalle Théâtre de chambre , Dissident il va sans dire de Vinaver et Travail à Domicile de Kroetz.
Lorsque fut enfin décidé de construire rue Malte Brun ce qui est aujourd’hui le Théâtre de la Colline, Guy Rétoré qui avait atteint son but de donner un théâtre national à l’Est parisien, se sachant proche de la limite d’âge imposée aux directeurs de théâtres nationaux, déclina l’offre d’en prendre la direction et préféra installer le TEP devenu compagnie indépendante, dans son ancienne salle de répétition avenue Gambetta. C’est à son corps défendant et poussé par le ministère qu’il le quittera en 2002, laissant orphelin ce public authentiquement populaire qu’il avait su si bien conquérir.
Dominique Darzacq, Webtheatre, janvier 2019
La soirée blanche 2019
Prenez toutes et tous date… la grande soirée blanche 2019 aura lieu le samedi 17 Août au Château de Meung-sur-Loire.
Concert de Noël 2018
Prenez toutes et tous date… le concert de Noël 2018 aura lieu le jeudi 20 Décembre, à partir de 19h30, à l’Orangerie du Château de Meung-sur-Loire.
Jeudi 20 décembre – Concert OSL Variations (ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU LOIRET)
Orangerie du Château de Meung-sur-Loire
Programme
Formation en musique de chambre avec 8 musiciens.
Violons
Béatrice Duchène
Elisabeth Caillard
Caroline Lasnier Gimenez
Emmanuelle Huet
Alto
Béatrice Barberon
Violoncelle
Julie Gros
Contrebasse
Thierry Leu
Clavecin
Florence Blatier
Basson
Philippe Recard
Flûte
Catherine Ferro
Violon solo
Laëtitia Gillardot Ballestro
Suite pour flûte et cordes en si mineur BWV 1067 de Jean-Sébastien BACH (1685-1750)
Soliste : Catherine Ferro
Concerto pour basson et cordes en si bémol majeur RV 201 de Antonio VIVALDI (1678-1741)
Soliste : Philippe Récard
Concerto pour violon et cordes en mi majeur BWV 1042 de Jean-Sébastien BACH (1685-1750)
Soliste : Laetitia Gillardot
Sinfonia n°4 en la majeur de Carl Philipp Emanuel BACH (1714-1788)
Renseignements – réservations
Château de Meung : 02 38 44 36 47 – chateau-de-meung.com (achetez vos billets en ligne)
*étudiants jusqu’à 25 ans, demandeurs d’emploi.
** Accompagné(s) de leurs parents.
L’Ensemble La Rêveuse au secours du Pavillon de Musique …
A l‘occasion des Journées du Patrimoine, concert de soutien exceptionnel pour le sauvetage du Pavillon de Musique du château de Meung-sur-Loire Avec l’ensemble la Rêveuse (Benjamin Perrot & Florence Bolton ) et Marin Marais. Le Vendredi 14 septembre 2018– 19h30 – Orangerie du Château de Meung-sur-Loire
La recette des entrées sera intégralement consacrée aux travaux de restauration du Pavillon de Musique.
LA REVEUSE Florence Bolton,viole de gambe Benjamin Perrot,théorbe