{ AUX PORTES DE CHAMBORD… LE CHATEAU DE MEUNG-SUR-LOIRE… }



{ UN PEU D’HISTOIRE }


A LA DECOUVERTE DU BAROQUE …
Marquer nos différences en des lieux magiques


« Le long du coteau courbe et des nobles vallées
Les châteaux sont semés comme des reposoirs,
Et dans la majesté des matins et des soirs
La Loire et ses vassaux s’en vont par ces allées.(…)

Et moi j’en connais un dans les châteaux de Loire
Qui s’élève plus haut que le château de Blois,
Plus haut que la terrasse où les derniers Valois
Regardaient le soleil se coucher dans sa gloire (…) »

Charles Péguy, Châteaux de Loire

Depuis cinq à six décennies, la découverte du répertoire baroque a donné naissance aux premiers ensembles de musiciens dédiés à ce genre qui connaît depuis un engouement populaire jamais démenti.

Péjorativement appelés « les baroqueux » par leurs détracteurs, ces pionniers reprirent à leur compte cette dénomination et revendiquèrent une nouvelle interprétation de la musique baroque selon plusieurs critères.


On peut les rassembler en 10 points qui sont les 10 règles du baroque :

– la redécouverte des instruments baroques oubliés (comme la viole de gambe),
– la redécouverte de répertoires pour ces instruments oubliés,
– la redécouverte du métier des interprètes de l’époque baroque sur lequel comptaient les compositeurs de l’époque (l’interprète pouvait improviser notamment pour les ornementations),
– le respect du tempo de l’époque,
– le respect de l’accord des instruments selon les tempéraments en usage à l’époque,
– le respect des paramètres de l’époque baroque (respect du diapason de l’époque soit un peu plus d’½ ton au-dessous du la moderne),
– le respect et l’utilisation des instruments de l’époque (ou de copies d’instruments anciens),
– le respect de la façon de jouer des instruments baroques (l’archet de la viole de gambe se tient par-dessous),
– le respect de la taille de l’effectif des ensembles de l’époque (des ensembles modestes, non des orchestres symphoniques),
– le respect de l’utilisation de cordes de boyau, éventuellement recouvertes d’aluminium pour en augmenter la longévité, sans vibrato.
Dans toute l’Europe, après la fin de la dernière guerre, on assiste à une floraison d’ensembles prestigieux, depuis le fameux Leonhardt Consort – fondé par Gustav Leonhardt aux Pays-Bas dès 1952 – ou le non moins célèbre Concentus Musicus Wien, fondé à Vienne par Nikolaus Harnoncourt en 1953.

D’autres collectifs voient le jour dans les années soixante et soixante-dix, époque du véritable essor de cette école d’interprétation : en France Jean-Claude Malgloire avec « La Grande Ecurie et la Chambre du Roy », puis Philippe Herreweghe avec « La Chapelle Royale », enfin William Christie et ses « Arts Florissants » ; en Espagne avec Jordi Savall ; en Belgique avec René Jacobs ; aux Pays-Bas avec Ton Koopman ou Frans Brüggen ; au Royaume-Uni avec John Eliot Gardiner et Trevor Pinnock.
Depuis les années quatre-vingt, on ne compte plus les compagnies baroques, a France décelant le record de naissances de tels ensembles, avec des personnalités telles que Niquet, Rousset, Lesnes, Coin, Spinosi, Dumestre, Hantaï, Gester, Frisch, Raisin-Dadre, Suhubiette, Cohen-Akenine, Haïm, Reyne, Bolton et Perrot, entre autres, suivie par l’Allemagne avec l’Akademie für alte Musik Berlin ou le Concerto Köln et l’Italie avec Rinaldo Alessandrini, Giovanni Antonioni ou encore Fabio Biondi.


Barock sur Loire se propose d’inviter pour les prochaines éditions un ensemble du Centre-Val de Loire qui compte plusieurs compagnies conventionnées par le Ministère de la Culture et la Région, une compagnie du Grand Est, enfin pour l’avenir d’autres collectifs venus de France et d’ailleurs.

Cet avant-festival avec Purcell et les Monts du Reuil permet de découvrir une musique extraordinaire dans un cadre qui ne l’est pas moins, souhaitant marier patrimoine matériel et patrimoine musical, et de proposer un avant-goût de la première édition qui se déploiera sur plusieurs jours en septembre 2018.

Allié à la majesté et au charme du plus grand, d’un des plus beaux châteaux du Loiret et de sa magnifique cour intérieure classique, le festival bénéficie d’une acoustique exceptionnelle dans une région attractive à plus d’un titre, entre petite Beauce, Val de Loire et Sologne, aux portes de Chambord, à une heure et demie de Paris.

Bienvenu(e)s à toutes et tous dans ce lieu magique !


Xavier Lelevé, Propriétaire du Château de Meung-sur-Loire,
Marc Leforestier, Président du festival et des Amis du château de Meung-sur-Loire,
Jérôme Bloch, Consultant Musique